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VIENNE, Autriche, April 28/PRNewswire/ --
- Le traitement de 24 semaines est mieux toléré par les patients et
associé à un faible risque de rechute
D'après les résultats (1) présentés ce jour à l'occasion de la 41ème
conférence annuelle de l'EASL (Association européenne pour l'étude du foie),
une polythérapie de 24 semaines associant PEG-INTRON(R)
(pegInterféron-alfa-2b) et REBETOL(R) (Ribavirine USP) s'est montrée aussi
efficace et mieux tolérée qu'un traitement de 48 semaines chez les patients
souffrant d'une infection par le virus de l'hépatite C (VHC) de
génotype 2 ou 3.
Élément important, le traitement de 24 semaines a également été associé à
un faible taux de rechute - seulement 6% chez les patients infectés par un
virus de génotype 2 et 10% chez les patients infectés par un virus de
génotype 3, soit des résultats qui coïncident avec les taux de 5% et 12%
respectivement observés chez ces deux types de patients avec le traitement
de 48 semaines. La rechute se définit comme la réapparition d'une charge
virale de l'hépatite C détectable 24 semaines après la fin du traitement
chez des patients qui présentaient un niveau de charge virale VHC
indétectable à l'issue du traitement.
Les résultats sont issus d'une sous-étude menée auprès de patients
infectés par un virus de génotype 2/3, au sein d'une plus vaste étude
intitulée WIN-R (Weight-Based Dosing of PEG-INTRON and REBETOL, [posologie
de PEG-INTRON et REBETOL ajustée selon le poids, NDLT]), une étude clinique
de cohorte qui est également la plus vaste étude clinique sur l'hépatite C
jamais réalisée aux États-Unis.
<< Ces résultats sont importants parce qu'ils confirment l'efficacité
d'un traitement combiné de plus courte durée par pegInterféron alfa-2b et
Ribavirine chez les patients infectés par un virus de génotype 2 ou 3 en
situation collective réelle, et viennent donc renforcer la pratique clinique
actuelle >>, a déclaré Robert S. Brown Jr, M.D., M.P.H., chercheur principal
de la sous-étude WIN-R menée auprès de patients infectés par un virus de
génotype 2/3, professeur agrégé de médecine et de chirurgie au Columbia
University College of Physicians and Surgeons, et directeur du service
d'hépatologie clinique et directeur médical du Center of Liver Disease and
Transplantation (Centre des maladies du foie et des transplantations) au
NewYork-Presbyterian Hospital/Columbia University Medical Center.
La réduction de la durée du traitement peut bénéficier aux patients de
diverses manières, notamment en réduisant les effets secondaires, ce qui peut
se révéler significatif dans le cadre d'un traitement de l'hépatite C. Le
risque de rechute doit toutefois être pris en considération lorsque l'on
réduit la durée d'un traitement de l'hépatite C.
<< Aucun médecin n'a envie d'annoncer une information tragique à son
patient en lui apprenant qu'il a rechuté alors qu'il vient de terminer un
traitement anti-VHC lourd et difficile et qu'il se croit guéri. Les
médecins peuvent être convaincus, au regard du faible taux de rechute
observé dans le cadre de l'étude WIN-R, qu'un traitement combiné de 24
semaines par pegInterféron alfa-2b et Ribavirine suffit à optimiser les
chances de guérison chez leurs patients infectés par un virus de génotype
2 ou 3 >>, précise Ira M. Jacobson, M.D., chercheur principal de l'étude
WIN-R et co-auteur de la sous-étude menée auprès des patients infectés par
un virus de génotype 2/3, professeur de médecine clinique à la Chaire Vincent
Astor du Weill Medical College de l'Université Cornell, et directrice du
service de gastroentérologie et d'hépatologie du NewYork-Presbyterian
Hospital/Weill Cornell Medical Center de New York. Les Dr Jacobson et Brown
sont également co-directeurs du réseau Liver Clinical Trials Network (LCTN,
réseau d'essais cliniques sur le foie) du NewYork-Presbyterian Healthcare
System.
Résultats de l'étude WIN-R chez les patients infectés par le VHC de
génotype 2/3
Dans l'étude WIN-R, 4.913 patients ont été répartis de manière
aléatoire pour recevoir PEG-INTRON avec une posologie ajustée selon la
masse corporelle (1,5 microg/kg par semaine) en association avec REBETOL
administré soit à dose fixe (800 mg par jour), soit avec une posologie
ajustée selon la masse corporelle (800 mg, 1.000 mg, 1.200 mg ou
1.400 mg par jour pour des masses corporelles respectivement inférieures
à 65 kg, comprises entre 65 et 85 kg, comprises entre 86 et 105 kg, et
comprises entre 106 et 125 kg). Les patients ont été traités pendant 48
semaines (génotype 1) ou 24 semaines (génotypes 2 et 3). Dans chaque groupe
de traitement, les patients étaient répartis de manière équitable selon les
sexe, âge, masse corporelle, génotype, charge virale et degré de fibrose
hépatique. Un total de 1.829 patients infectés par un virus de génotype 2
ou 3 ont été inclus dans l'étude et répartis de manière aléatoire dans les
groupes correspondants.
Les chercheurs ont découvert que le traitement de 24 semaines s'était
montré aussi efficace et mieux toléré que le traitement de 48 semaines
chez les patients infectés par un virus de génotype 2 ou 3. Dans les
groupes de patients ayant reçu REBETOL avec une posologie ajustée selon
la masse corporelle, le taux de réponse virologique prolongée (RVP)(2)
était de 68% pour le traitement de 24 semaines contre 60% pour le
traitement de 48 semaines, le plus faible pourcentage étant imputable à
un nombre plus important de données de suivi manquantes. Dans le groupe
de patients traités pendant 24 semaines, les patients infectés par un
virus de génotype 2 présentaient un taux de RVP plus élevé et un taux de
rechute inférieur par rapport aux patients infectés par un virus de
génotype 3 (72% contre 60% et 6% contre 10%, respectivement). Les chercheurs
en ont conclu qu'il semblait nécessaire d'administrer des doses de
Ribavirine plus importantes et ajustées selon la masse corporelle pour
obtenir des taux de RVP similaires chez les patients infectés par un virus
de génotype 3. Des analyses multifactorielles ont mis en évidence que le
génotype 2, un degré de fibrose moins élevé et une durée de traitement de 24
semaines constituaient des facteurs prédictifs de réponse virologique
prolongée significatifs. L'innocuité du médicament et la proportion
d'interruption de traitement étaient similaires dans tous les groupes de
traitement.
L'un des défauts des études de cohorte à grande échelle sur le VHC
telles que l'étude WIN-R, par opposition aux études par recrutement
individuel qui se caractérisent par des capacités de surveillance intensive
plus importantes, réside dans la propension de nombreux patients à ne pas se
présenter à la visite de suivi destinée à évaluer la charge virale (examen par
PCR) 24 semaines après la fin du traitement ; cette tendance tient aux
capacités limitées de nombreux sites à mettre en place une surveillance
rigoureuse des patients après l'administration de la dernière dose de
traitement. Dans l'étude WIN-R considérée dans son ensemble, 13,1% des
patients (164 sur 1.256) du groupe traité par REBETOL avec une posologie
ajustée selon le poids et 13,7% des patients (163 sur 1.193) du groupe
traité par REBETOL à dose fixe ayant bien répondu au traitement à l'issue de
la thérapie ont été perdus de vue, et par conséquent comptabilisés comme des
échecs thérapeutiques au regard d'une analyse en intention de traitement
fondée rigoureuse.
L'étude WIN-R était une étude clinique menée à l'initiative des
chercheurs, soutenue par Schering-Plough Corporation et supervisée par
l'Institut de recherche de Schering-Plough dans le cadre du programme de
pharmacovigilance que le laboratoire s'est engagé à mettre en place envers
la FDA (Food and Drug Administration, autorités américaines de réglementation
pharmaceutique). PEG-INTRON et REBETOL sont des marques déposées de
Schering-Plough.
À propos de l'hépatite C
L'hépatite C est l'infection transmise par le sang la plus courante en
Amérique, où elle touche près de 4 millions de personnes soit environ un
adulte sur 50. L'hépatite C chronique peut entraîner des cirrhoses, des
insuffisances hépatiques et des cancers du foie. La proportion de patients
souffrant d'une hépatite C chronique qui contractent une cirrhose a été
estimée à au moins 20%, tandis qu'un plus faible pourcentage de patients
chroniquement infectés développent un cancer. Les patients atteints d'une
hépatite C chronique et d'une cirrhose sont 100 fois plus susceptibles
d'avoir un cancer du foie que les personnes non infectées (3). L'hépatite
C est à l'origine de près de la moitié de tous les cas de cancer primitif
du foie survenant dans les pays développés, et les maladies hépatiques
causées par le virus de l'hépatite C sont aujourd'hui la principale cause
de transplantation du foie (4).
À propos du NewYork-Presbyterian Hospital
Le NewYork-Presbyterian Hospital (Hôpital presbytérien de New York)
est le plus grand hôpital à but non lucratif et sans appartenance
religieuse des États-Unis. Il dispense des soins en hospitalisation et en
ambulatoire ainsi que des soins de médecine préventive dans tous les
domaines médicaux, et ce dans cinq centres principaux : NewYork-Presbyterian
Hospital/Columbia University Medical Center, NewYork-Presbyterian
Hospital/Weill Cornell Medical Center, Morgan Stanley Children's Hospital of
NewYork-Presbyterian, The Allen Pavilion, et la Westchester Division. Il est
régulièrement en tête du classement des meilleurs hôpitaux du pays réalisé
par le guide de l'US News and World Report sur << Les meilleurs hôpitaux des
États-Unis >>. Le NewYork Presbyterian Healthcare System - un regroupement
d'hôpitaux de soins intensifs et hôpitaux communautaires, d'infrastructures
de soins à long terme, de sites de traitement en ambulatoire et d'instituts
spécialisés - est une institution qui dessert un patient sur quatre dans la
zone métropolitaine de New York.
http://www.nyp.org/
À propos du Columbia University Medical Center
Le Columbia University Medical Center (Centre médical de l'Université
de Columbia) occupe une position de premier plan à l'échelle internationale
dans les domaines de la recherche pré-clinique et clinique, de l'éducation
médicale et des sciences de la santé, et des soins aux patients. Le Centre
médical forme les meilleurs professionnels de la santé de demain et se
compose d'une équipe dévouée de médecins, scientifiques, infirmières,
dentistes et professionnels de la santé publique oeuvrant dans les centres
suivants : College of Physicians & Surgeons, School of Dental & Oral Surgery,
School of Nursing, Mailman School of Public Health, ainsi que dans les
départements biomédicaux de la Graduate School of Arts and Sciences, et dans
des centres et institutions de recherche auxiliaires.
http://www.cumc.columbia.edu/newsroom
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