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La RAMQ et la prise en charge du traitement |
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22-06-2007 |
Au Québec, les traitements contre l'hépatite C à base d'Interferon et de Ribavirine sont trés règlementés. La baisse doit être de 1.8 logs minimum à la semaine 12 et la charge virale doit être négative à la semaine 24 si on veut faire le traitement au complet. De plus, en cas de "non respect" de ces critères, nous ne pouvons pas refaire le même traitement, alors qu'il a été prouvé dans d'autres pays, qu'un deuxème traitement identique pouvait fonctionner, ou même le concept de "répondeur lent".
Quand on pense aux personnes qui se sont fait contaminés par transfusion sanguine ou suite à un acte médicale, on se dit qu'il est bien plus facile de se faire contaminer que de se faire soigner.
Voici donc un extrait du texte de la réglementation de la RAMQ aini que les liens où les trouver :
Liste des medicaments d'exceptions
Voir la page 30 :
Combinaisons dantiviraux utilisés pour le traitement de lhépatite C chronique :
PegasysMC RBV (Roche), Ribavirine / peginterféron alfa-2A PegetronMC et PegetronMC Redipen (Schering), Ribavirine / interféron alfa-2B péguylé
PegasysMC RBV est l’association de peginterféron alfa-2A avec la Ribavirine. Pour sa part, PegetronMC est la combinaison de l'interféron alfa-2B péguylé avec la Ribavirine. Ces produits sont indiqués comme traitement de l’hépatite C chronique. Ils sont tous deux inscrits dans la section des médicaments d’exception de la Liste de médicaments du régime général et sur la Liste de médicaments – établissements avec des critères d’utilisation. De nouvelles données cliniques justifient des durées de traitement écourtées pour l’hépatite C chronique chez certaines personnes ayant une réponse virologique rapide, mesurée à quatre semaines. Les indications de paiement permettent déjà ceci et le Conseil croit que les courtes durées de traitement offrent un bon taux de succès tout en minimisant l’exposition aux effets indésirables et les abandons de traitement. Toutefois, des données démontrent que les individus ayant été
traités de cette façon et qui présentent une rechute, pourraient être retraités avec succès par la même combinaison d’antiviraux. Le libellé actuel n’inclut cependant pas cette possibilité. Afin de permettre le retraitement avec la même molécule chez les personnes présentant une réponse virologique rapide mais qui rechutent ensuite, le Conseil a recommandé de modifier les indications de paiement et les critères d’utilisation comme suit :
Pour le traitement des personnes souffrant d'hépatite C chronique, de génotype autre que 2 ou 3 et pour le traitement de l'hépatite C chronique chez les personnes infectées par le VIH de tous génotypes;
(…)
Cependant les personnes qui, au cours d’un traitement antérieur avec cette association Ribavirine/interféron alfa péguylé,
n’ont pas obtenu une baisse de 1,8 log de la virémie à 12 semaines comparativement à la valeur prétraitement;
2006-10 Capsules 12 / 17
n'ont pas obtenu une négativation de leur virémie après un minimum de 24 semaines de traitement;
n'ont pas obtenu une réponse virologique soutenue 24 semaines après la fin du traitement, à moins quil ne sagisse de répondeurs rapides (baisse ≥ 1,8 log de la virémie ou négativation) à 4 semaines qui rechutent après un traitement écourté de 24 semaines;
ne sont pas admissibles à un deuxième traitement.
♦ pour le traitement des personnes souffrant d'hépatite C chronique, de génotype 2 ou 3;
La durée maximale de l'autorisation sera de 24 semaines.
Cependant les personnes qui, au cours d’un traitement antérieur avec une association Ribavirine/peginterféron alfa,
n'ont pas obtenu une négativation de leur virémie après 24 semaines de traitement;
ou
n'ont pas obtenu une réponse virologique soutenue 24 semaines après la fin du traitement, à moins quil ne sagisse de répondeurs rapides (baisse ≥ 1,8 log de la virémie ou négativation) à 4 semaines qui rechutent après un traitement écourté de 12 à 16 semaines;
ne sont pas admissibles à un deuxième traitement.
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